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22/08/2009 [Grippe A/Grippe H1N1/Vaccin]

Association Cri-Vie

Qu'est-ce que l'association CRI-VIE ? Quel est sa position vis à vis du vaccin contre la grippe A ? Cri-Vie : Coordination d’associations, de médecins, de scientifiques, de juristes, pour la recherche et l’information transparentes en matière de santé - 3 bis rue Henri Faisans - 64000 PAU - Tél : 05 47 41 50 22 - cri-vie(at)neuf.fr.

Je suis tombé sur une lettre du 6 juin 2009 du Docteur Marc Vercoutere, président de la CRI-VIE, à Roseline Bachelot, ministre de la santé. Cette lettre explique la position de la Cri-Vie par rapport au vaccin de la grippe A H1N1. Le contenu est intéressant et apporte des arguments à la question : faut-il se faire vacciner contre la grippe A ?

"Depuis une dizaine d’années, les menaces de pandémies, Sras, grippes H5N1 et H1N1, se répètent sans livrer tous leurs secrets* tout en profitant aux laboratoires pharmaceutiques qui bénéficient de la confiance aveugle des autorités sanitaires internationales et nationales.
Pourtant, la Cour de comptes, comme le Sénat, reconnaissent que « la politique du médicament est inféodée aux lobbies pharmaceutiques », tandis que « la formation et l’information des médecins sont assurées essentiellement par ces mêmes laboratoires » (rapport de la Cour des comptes sur le budget de la sécurité sociale, septembre 2001). De plus, ces mêmes laboratoires « ne communiquent que 1 % de leurs données officielles à l’Agence de sécurité sanitaire des médicaments avant la commercialisation » (Pr le Duff, directeur du Crim). Les scandales à répétition en témoignent... (voir livre « La crise aviaire ou la culture du mensonge » aux éditions de Guibert, que vous avez reçu, pages 126 à 137).
Pourtant, fin avril 2003, Santé Canada décidait déjà de ne plus fournir l’accès habituel au Ribavirin, l’antiviral commercialisé pour le traitement du SRAS par le laboratoire Roche et largement prescrit jusque-là. Un groupe de travail composé d’experts et de cliniciens du Canada et de représentants des CDC américains en était « arrivé à la conclusion qu’il n’y avait aucune preuve pour appuyer l’utilisation continue du Ribavirin en dehors des essais cliniques à ce stade-ci ». (voir même livre, pages 55 et 56).
En janvier 2004, dans un contexte proche de la psychose entretenue par l’OMS et relayée par les médias et suite à l’annonce faite par les laboratoires Roche à l’OMS, concernant son remède qui, à partir de son action sur le rat, « pouvait être efficace dans les premières phases de la grippe du poulet transmise à l’homme », les pays riches constitueront à prix d’or des réserves de Tamiflu® pour traiter selon les recommandations de l’OMS au moins 25% de la population. Face au virus H5N1, le Tamiflu se révèlera chez l’homme guère plus efficace qu’un placebo mais avec de nombreuses résistances ainsi que des mutations inquiétantes au Japon (voir même livre, pages 138 à 146).
A peine l’hypothétique menace de pandémie H1N1 officiellement reconnue fin avril dernier, OMS et CDC nous annonceront 48 heures plus tard que le Tamiflu est efficace contre le virus H1N1, alors qu’un autre H1N1 lui est majoritairement résistant selon le Pr Sylvie Van der Werf, directeur d’une unité de recherches à l’Institut Pasteur et du Centre national de référence pour la région Nord (Le Figaro, 4 juin 2009)...

D’autre part, les campagnes de vaccination « préventives » contre le virus H5N1 instaurées dès 1997 en Chine, puis en 2005 en Chine, en Indonésie et au Vietnam , ont été un échec. Ces trois pays, ainsi que l’Egypte importatrice de poulets notamment chinois, n’ont toujours pas maîtrisé la grippe aviaire H5N1, tant chez les volailles que chez l’homme (67 cas humains en Indonésie, 16 cas au Vietnam, 18 en Chine et 44 cas en Egypte depuis novembre 2006). (voir même livre, pages 65 et 95 à 100).
Comment dans ces conditions, tandis qu’ils sont particulièrement mutagènes, peut-on espérer maîtriser ces virus H5N1 et H1N1 par les antiviraux et la vaccination qui peuvent, de surcroît, favoriser la sélection de germes plus virulents par le constant phénomène de commutation et alors que la vaccination contre la grippe saisonnière n’a jamais apporté la preuve de son efficacité ? (voir même livre, pages 147 à 162 et 175 à 179).
De plus, la survenue de nouvelles menaces de pandémie ne peut être une surprise pour les professionnels de la santé publique. Les conditions d’élevage intensif constituent en effet « des réacteurs biologiques à microbes » (voir même livre pages 192 à 200), raison pour laquelle l’American Public Health Association a appelé à un moratoire sur les élevages industriels dès 2003. Le Guardian du 27 avril dernier, le Los Angeles Times du 28 avril et The Independant du 1er mai, n’ont d’ailleurs pas hésité à montrer du doigt les usines à virus de l’industrie agro-alimentaire et notamment une mégaporcherie produisant près d’un million de porcs par an et appartenant à une multinationale américaine, le groupe Smithfield venu au Mexique pour fuir des problèmes judiciaires aux USA et s’établir « dans des endroits habités par une population fragile et facile à faire taire ». Cette entreprise est située à 8 km de La Gloria où le premier cas de grippe a été observé chez un enfant qui a contracté la maladie le 2 avril. Parmi les 2 243 habitants de La Gloria, 1 800 d’entre eux avaient présenté une affection respiratoire aiguë, trois enfants en étant décédés alors que la moitié des habitants du village vit et travaille à Mexico durant la semaine. Une équipe d’experts de l’ONU déléguée sur place début mai devait tenter de déterminer le lien éventuel entre la nouvelle souche H1N1 et cet élevage de porcs.

Déjà les seuls à tirer les bénéfices de la « spéculative » menace bioterroriste en 2001 ainsi que le signalait le Washington Post dans son édition du 5 décembre 2002, les fabricants de vaccins et les laboratoires Roche et GlaxoSmithKline seraient-ils les grands vainqueurs de « la » pandémie inéluctable pour certains experts en vue, l’OMS et bien entendu les laboratoires ?
Selon le Journal du Dimanche du 30 mai dernier, la France s’orienterait ainsi vers une campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) à l’automne pour un coût total d’un milliard d’euros. Après avoir commandé 50 millions de doses à GlaxoSmithKline **, la France devrait en commander 50 autres millions à Sanofi et Novartis ; ces trois labos ayant par ailleurs reçu des commandes des USA, de la Grande-Bretagne...
 Dans cette optique de massive double campagne de vaccination contre la grippe saisonnière et la grippe H1N1 recommandée pour tous par le Pr Sylvie Van der Werf (Le Figaro, 4 juin 2009) - et peut-être rendues obligatoires - , le citoyen a le droit de pouvoir apprécier le réel bénéfice /risque de tels vaccins qui n’ont jamais fait la preuve de leur efficacité au niveau de la grippe saisonnière alors que dans les menaces de pandémies, comme en 1976 aux USA, leur utilisation a dû être suspendue devant les centaines de décès et de paralysies provoqués (voir même livre, page 47), tandis que par le constant phénomène de commutation, de telles vaccinations peuvent favoriser la sélection de virus plus virulents et agressifs.
L’association Cri-vie, qui prône une recherche et une information transparentes en matière de santé, entend défendre les intérêts légitimes des citoyens. Une fois, Madame le Ministre, que vous nous aurez transmis le RCP et plusieurs exemplaires de ces vaccins, nous ne manquerons pas de réaliser des expertises indépendantes - européenne et française - pour nous assurer de leur absence de dangerosité et de leur totale sécurité. La directive européenne sur le droit à la consommation de juillet 1985 est, on ne peut plus claire en la matière en précisant qu’« un produit est défectueux, dès qu’il n’offre pas la sécurité à laquelle chacun peut légitimement s’attendre ».
Plutôt que de se focaliser sur les seuls vaccins et antiviraux - dont l’efficacité, pour les uns et les autres, n’a encore jamais été démontrée -, ne croyez-vous pas, Madame le Ministre, que le bon sens commanderait de faire appel à des méthodes d’approche et de traitement qui ont fait leurs preuves, tel l’hygiène de vie (qui ne se limite pas à l’indispensable lavage des mains), le Chlorure de Magnésium, les huiles essentielles ... sans oublier la confiance - reposant sur une information transparente - puisque la peur s’avère plus contagieuse que tous virus ou bactéries (voir même livre, pages 218 à 226) ?
Dans l’attente, et restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Madame le Ministre, à l’assurance de mes sentiments respectueux."

par Dr Marc VERCOUTERE
 Président de la CRI-VIE
le 6 juin 2009

*" Pour le Dr Bernard Demure, directeur des services de santé de la Banque Mondiale, la course à l’arme vaccinale et la constitution de stocks d’antiviraux se justifient parce que « nous n’avons pas d’autre choix que d’être préparés », tout en reconnaissant que « la réelle difficulté tient à ce qu’on ne sait pas à quoi il s’agit de faire face. [...] la question clé est de modifier les comportements. Au-delà de ça, espérons que la chance sera de notre côté » !

** Lors de la précédente crise H5N1, David Stout, président des opérations pharmaceutiques du groupe GlaxoSmithKline, avait déclaré qu’il était « très inhabituel » qu’un gouvernement commande un produit qui n’a pas encore reçu les approbations sanitaires, comme c’est le cas pour ces vaccins..."

Source : http://www.alternatives-paloises.com/article.php3?id_article=2556

A chacun de se faire sa propre opinion...

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